Le printemps de nos Poètes ;-)
NOS APPRENTIS POÈTES ONT DU TALENT …




Mégapole
On s’y bouscule
Promiscuité animale
Sous la canicule
Meute de loups se surveillent
Ils hurlent au moindre mouvement
Ils ont les nerfs à vif
Ils sont sur les dents
Les voitures avancent à peine
Se bousculent
S’injurient
Les autobus sont bondés
Sueur et promiscuité
Un champignon de fumée noire
Enveloppe la mégapole
Le ciel s’en est allé
Depuis des années
On ne voit plus les étoiles
De temps à autre une faible lune
Agonise dans la soupe primordiale
Où crèvent les amibes
Le ciel étoilé n’existe plus
Se ce n’est dans les yeux
Des amoureux
Mieux vaut pour eux
Se flamber la cervelle
Peut-être que là-bas
Dans le ciel
Ils seront plus heureux.
----------------------------------------------------------------
Les voitures tuent l’air pur
Qui n’existe presque plus.
Il faut le chercher dans
Les campagnes reculées
Qui subissent la pollution, le béton de la ville.
Les murs de béton
Gâchent le paysage.
Les villages ne voient plus que béton et désespoir.
L’espoir viendra !
Toi Béton, toi Pollution !
Tu ne tiens plus qu’à un fil.
Béton, tu meurs au moindre tremblement de terre.
Pollution le vent te tue.
Et la nature reprend le dessus.
On s’y bouscule
Promiscuité animale
Sous la canicule
Meute de loups se surveillent
Ils hurlent au moindre mouvement
Ils ont les nerfs à vif
Ils sont sur les dents
Les voitures avancent à peine
Se bousculent
S’injurient
Les autobus sont bondés
Sueur et promiscuité
Un champignon de fumée noire
Enveloppe la mégapole
Le ciel s’en est allé
Depuis des années
On ne voit plus les étoiles
De temps à autre une faible lune
Agonise dans la soupe primordiale
Où crèvent les amibes
Le ciel étoilé n’existe plus
Se ce n’est dans les yeux
Des amoureux
Mieux vaut pour eux
Se flamber la cervelle
Peut-être que là-bas
Dans le ciel
Ils seront plus heureux.
----------------------------------------------------------------
Les voitures tuent l’air pur
Qui n’existe presque plus.
Il faut le chercher dans
Les campagnes reculées
Qui subissent la pollution, le béton de la ville.
Les murs de béton
Gâchent le paysage.
Les villages ne voient plus que béton et désespoir.
L’espoir viendra !
Toi Béton, toi Pollution !
Tu ne tiens plus qu’à un fil.
Béton, tu meurs au moindre tremblement de terre.
Pollution le vent te tue.
Et la nature reprend le dessus.
Bruno
Apprenti 2ème année Boulangerie

Mon beau Paris
Raymond Queneau
Maisons lépreuses
maison cholérique
maisons empestées
bâtisses fienteuses
immeubles atteints de rougeole
de scarlatine
de vérole
pavillons chlorotiques
pavillons scrofuleux
pavillons rachitiques
hôtels particuliers
constipés
baraques
taudis
Il pleure dans mon cœur
Paul Verlaine
Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville.
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?
Ô Bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s’ennuie,
Ô le chant de la pluie !
Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui s’écoeure.
Quoi ! Nulle trahison ?
Ce deuil est sans raison.
C’est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi,
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine.


Manhattan-Kaboul
Renaud
Petite fille Afghane, de l’autre côté de la terre,
Jamais entendu parler de Manhattan,
Mon quotidien c’est la misère et la guerre
Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle
Un 747, s’est explosé dans mes fenêtres,
Mon ciel si bleu est devenu orage,
Lorsque les bombes ont rasé mon village
Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle
So long, adieu mon rêve américain,
Moi, plus jamais esclave des chiens
Vite imposé l’islam des tyrans
Ceux là ont-ils jamais lu le coran ?
Suis redev’nu poussière,
Je s’rai pas maître de l’univers,
Ce pays que j’aimais tellement serait-il
Finalement colosse aux pieds d’argile ?
Les dieux, les religions,
Les guerres de civilisation,
Les armes, les drapeaux, les patries, les nations,
Font toujours de nous de la chair à canon
Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle
Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle

Apprenti 2ème année Boulangerie

Mon beau Paris
Raymond Queneau
Maisons lépreuses
maison cholérique
maisons empestées
bâtisses fienteuses
immeubles atteints de rougeole
de scarlatine
de vérole
pavillons chlorotiques
pavillons scrofuleux
pavillons rachitiques
hôtels particuliers
constipés
baraques
taudis
Il pleure dans mon cœur
Paul Verlaine
Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville.
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?
Ô Bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s’ennuie,
Ô le chant de la pluie !
Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui s’écoeure.
Quoi ! Nulle trahison ?
Ce deuil est sans raison.
C’est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi,
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine.


Manhattan-Kaboul
Renaud
Petite fille Afghane, de l’autre côté de la terre,
Jamais entendu parler de Manhattan,
Mon quotidien c’est la misère et la guerre
Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle
Un 747, s’est explosé dans mes fenêtres,
Mon ciel si bleu est devenu orage,
Lorsque les bombes ont rasé mon village
Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle
So long, adieu mon rêve américain,
Moi, plus jamais esclave des chiens
Vite imposé l’islam des tyrans
Ceux là ont-ils jamais lu le coran ?
Suis redev’nu poussière,
Je s’rai pas maître de l’univers,
Ce pays que j’aimais tellement serait-il
Finalement colosse aux pieds d’argile ?
Les dieux, les religions,
Les guerres de civilisation,
Les armes, les drapeaux, les patries, les nations,
Font toujours de nous de la chair à canon
Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle
Deux étrangers au bout du monde, si différents
Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant,
Pulvérisés, sur l’autel, de la violence éternelle

L’arbre
Jacques Charpentreau
Perdu au milieu de la ville
L’arbre tout seul, à quoi sert-il ?
Les parkings, c’est pour stationner,
Les camions pour embouteiller,
Les motos pour pétarader,
Les vélos pour se faufiler.
L’arbre tout seul, à quoi sert-il ?
Les télés c’est pour regarder,
Les transistors pour écouter,
Les murs pour la publicité,
Les magasins pour acheter.
L’arbre tout seul, à quoi sert-il ?
Les maisons, c’est pour habiter
Les bétons pour embétonner
Les néons pour illuminer,
Les feux rouges pour traverser.
L’arbre tout seul, à quoi sert-il ?
Les ascenceurs, c’est pour grimper
Les présidents pour présider,
Les montres pour se dépêcher,
Les mercredi pour s’amuser.
L’arbre tout seul, à quoi sert-il ?
Il suffit de le demander
A l’oiseau qui chante à la cime

Jacques Charpentreau
Perdu au milieu de la ville
L’arbre tout seul, à quoi sert-il ?
Les parkings, c’est pour stationner,
Les camions pour embouteiller,
Les motos pour pétarader,
Les vélos pour se faufiler.
L’arbre tout seul, à quoi sert-il ?
Les télés c’est pour regarder,
Les transistors pour écouter,
Les murs pour la publicité,
Les magasins pour acheter.
L’arbre tout seul, à quoi sert-il ?
Les maisons, c’est pour habiter
Les bétons pour embétonner
Les néons pour illuminer,
Les feux rouges pour traverser.
L’arbre tout seul, à quoi sert-il ?
Les ascenceurs, c’est pour grimper
Les présidents pour présider,
Les montres pour se dépêcher,
Les mercredi pour s’amuser.
L’arbre tout seul, à quoi sert-il ?
Il suffit de le demander
A l’oiseau qui chante à la cime

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